Salons « Vivons »

Novembre 2017

Les bénévoles et salariés de l’Union Départementale Gironde de la CLCV et des Unions locales se sont rendus sur le salon « Les salons vivons »

Ce salon se déroulait du 1er au 5 novembre 2017 au Parc des expositions de Bordeaux. Il était divisé en 6 thèmes : «Vivons Noël», «Vivons Maison», «Vivons Art», «Vivons Camping-car», «Vivons Auto» et «Vivons 100% Sport». Ils ont enquêté sur l’obligation, qui incombe aux professionnels, d’informer le consommateur qu’il ne possède pas de droit de rétraction en cas d’achat (sans crédit) dans une foire ou un salon.

Un passeport foire pour les visiteurs 

En effet, ces derniers doivent afficher de manière lisible sur un panneau et dans leurs offres de contrat que «le consommateur ne bénéficie pas d’un droit de rétractation pour un achat effectué dans une foire ou dans un salon». Cette enquête, effectuée sur deux jours, a débuté par une distribution, aux visiteurs, d’un «Passeport Foire». Ce document, édité par la CLCV, informe le consommateur des règles applicables si un achat est effectué dans une foire. Elle a été poursuivie par un contrôle visuel des stands (pour vérifier que les affiches étaient présentes sur les stands) et par des mises en situation d’achat pour connaître le discours des commerciaux tout en contrôlant les documents contractuels fournis au consommateur.

Une seule porte montrait l’affiche

Le droit de rétractation, sur les billets gratuits des seniors proposés le jeudi, était mentionné de manière moins lisible et dans une police plus petite que les autres billets. A l’entrée des portes du salon, les enquêteurs ont noté qu’une seule porte possédait l’affiche, signalant au consommateur qu’il ne peut pas exercer, sur le salon, son droit de rétractation. De plus, certains professionnels ont joué le jeu en affichant sur leur stand (par plusieurs affiches) que le consommateur n’a pas de droit de rétractation dans une foire. Les vendeurs confirmaient cette information, lors des échanges avec les enquêteurs anonymes, et apportaient des précisions : ce droit réapparaît en cas de souscription d’un crédit, et il est de quatorze jours.

Certains professionnels ont été plus « maladroits » dans l’exercice de cette obligation.

Si certains stands possédaient les affiches, elles étaient placées dans des endroits inappropriés ou étaient, malencontreusement, «oubliées» dans les vestiaires des stands. Pour l’information verbale par les commerciaux de ces stands, elle était transmise après de multiples questions guidées dans ce sens. Les enquêteurs ont également constaté que l’effet obligatoire des devis signés était minimisé par les professionnels, alors que les conséquences pour le consommateur mal informé peuvent être désastreuses sur le plan financier.

De telles enquêtes sont régulièrement effectuées par les équipes travaillant au sein de l’Union départementale de la Gironde. Elles resteront actives car aujourd’hui encore ils ont constaté que des efforts restent à faire sur la sensibilisation des consommateurs dans l’exercice de leur droit de rétractation.